Le projet de loi portant réforme de l’impôt des personnes physiques déposé à la Chambre le 17 décembre 2025 introduit une modification significative concernant le montant de la rémunération minimale des dirigeants d’entreprises et par conséquent, aux conditions d’application du taux réduit à l’impôt des sociétés.

À partir de l’exercice d’imposition 2026 (c’est-à-dire pour tout exercice comptable clôturant le 31 décembre ou après), le montant de la rémunération minimum des dirigeants d’entreprise passe de 45.000 euros à 50.000 euros bruts par an.
Le taux ordinaire de l’impôt des sociétés en Belgique est de 25 % et s’applique sur l’ensemble des bénéfices imposables.
Toutefois, les petites entreprises peuvent bénéficier d’un régime favorable avec un taux réduit de 20 % appliqué sur la première tranche de 100.000 euros de bénéfice imposable. Au-delà de ce seuil, le taux ordinaire de 25 % s’applique.
La rémunération minimale imposée au dirigeant pour pouvoir bénéficier du taux réduit d’impôt des sociétés (ISOC) à 20% sur les premiers 100.000 euros de bénéfices était de 45.000 euros par an. Ce montant s’élèvera dorénavant à 50.000 euros par an.
Une nouveauté importante est que ce montant de 50.000 euros sera désormais indexé annuellement, permettant ainsi de préserver la valeur réelle de cette condition dans le temps.
Le projet de loi précise également que les avantages de toute nature (voiture de société, logement, etc.) ne peuvent désormais plus dépasser 20 % de la rémunération totale que le dirigeant s’octroie, soit 10.000 euros sur les 50.000 euros requis.
Le solde doit impérativement consister en une rémunération brute effective. À noter que les remboursements de frais propres à l’entreprise, droits d’auteur et engagements individuels de pension ne sont pas pris en compte dans ce calcul.
Le projet de loi maintient l’exception suivant laquelle lorsque la rémunération du dirigeant est au moins égale au résultat imposable de la société, la condition salariale est réputée remplie, même si cette rémunération est inférieure à 50.000 euros.
Par exemple, une société réalisant un bénéfice imposable de 35.000 euros pourra bénéficier du taux réduit si elle verse une rémunération de 35.000 euros à son dirigeant.
* * *
Face à ces modifications, il convient de tenir compte de cette nouvelle donne dans votre réflexion stratégique en matière de rémunération.
L’économie maximale générée par le taux réduit, à savoir 5.000 euros par an sur la première tranche de 100.000 euros de bénéfices, doit être mise en perspective avec le coût fiscal et social d’une augmentation de rémunération de 5.000 euros ou d’une correction de vos ATN.
Une analyse chiffrée de votre situation permettra d’identifier la solution la plus adaptée à vos objectifs patrimoniaux et à la réalité économique de votre entreprise. Notre cabinet se tient à votre disposition pour vous accompagner dans cette réflexion et élaborer avec vous la stratégie optimale.
Grâce Longanga (Counsel) & Sébastien Watelet (Tax Partner)
Je cherche un expert en matière de

28.07.2026
•Droit Commercial et Économique, Andersen in Belgium
Depuis le 1er juillet 2026, les importations de faible valeur en provenance de pays tiers sont soumises à un nouveau régime douanier. Le Règlement (UE) 2026/382 du Conseil du 11 février 2026 modifiant le règlement (CE) n° 1186/2009 en ce qui concerne la suppression de la franchise douanière fondée sur un seuil supprime la franchise de droits de douane jusqu'alors applicable aux envois d'une valeur intrinsèque inférieure à 150 € et instaure, à titre transitoire, un droit de douane forfaitaire de 3 € par article dans certaines situations. Cette réforme constitue l'un des premiers volets de la profonde refonte de l'union douanière européenne engagée par la Commission afin d'adapter les règles douanières à l'essor du commerce électronique mondial.

10.07.2026
•Droit Fiscal, Andersen in Belgium
La loi-programme du 30 mai 2026 a ajouté – avec effet rétroactif au 1er janvier 2026 – une condition à l’évaluation forfaitaire des frais déductibles du revenu brut des droits d’auteur et des droits voisins.

08.07.2026
•Droit Immobilier, Location et Copropriété, Andersen in Belgium
Un bailleur peut-il refuser un candidat-locataire au motif que ses revenus sont inférieurs à trois fois le montant du loyer ? Cette question est au cœur du débat relatif à la discrimination dans le cadre de la location depuis plusieurs années. Dans un arrêt du 30 mars 2026, le Conseil d’État s’est prononcé pour la première fois de manière explicite sur cette « règle des trois fois le loyer ». Cet arrêt apporte des précisions importantes aux bailleurs, aux investisseurs immobiliers et aux professionnels de l’immobilier. Le Conseil d’État ne décide pas que la règle des trois fois le loyer est automatiquement admise en toutes circonstances. Il considère toutefois qu’une exigence de revenus correspondant à trois fois le loyer et les charges n’est pas, en soi, disproportionnée et ne peut donc pas, sans autre élément, être qualifiée de discrimination interdite fondée sur la fortune.

08.07.2026
•Andersen in Belgium
Le 20 mai 2026, le Conseil d’État belge a rendu trois arrêts de principe (n° 266.735, 266.736 et 266.737) jugeant que l’interdiction belge d’utiliser les termes soldes, solden, sales, Schlussverkauf en dehors des périodes légales de soldes d’hiver et d’été est incompatible avec le droit de l’Union européenne et ne peut plus être appliquée.